Carte scolaire à Antony : fermetures et mobilisations

La préparation de la rentrée scolaire 2026 s’accompagne, comme chaque année, d’un projet de carte scolaire. À Antony et dans les Hauts-de-Seine, ce document prévoit des évolutions importantes dans l’organisation des écoles, notamment des fermetures et quelques ouvertures de classes.

Ces annonces interviennent dans un contexte plus large de réduction de postes dans l’Éducation nationale. Elles suscitent des réactions de plusieurs acteurs locaux, notamment des organisations de parents d’élèves et des syndicats enseignants, qui évoquent des mobilisations à différentes échelles.

Des fermetures de classes identifiées à Antony

Les écoles maternelles concernées

Selon les informations communiquées dans le cadre du projet de carte scolaire, plusieurs fermetures de classes sont envisagées dans les écoles maternelles d’Antony.

Quatre établissements sont concernés. Il est prévu la fermeture d’une classe dans chacun des sites suivants : Val de Bièvre, Velpeau, Anatole France et l’école Pasquier, au niveau de la grande section.

Ces ajustements s’inscrivent dans une logique d’adaptation des effectifs scolaires, qui varie selon les quartiers et les évolutions démographiques.

Les écoles élémentaires également touchées

Dans les écoles élémentaires, plusieurs fermetures sont également annoncées. Elles concernent une classe à Pajeaud en CP, une à Velpeau en CP, une à La Fontaine en CP, ainsi qu’une classe au Noyer Doré.

Ces décisions traduisent une diminution du nombre de classes dans plusieurs quartiers d’Antony, notamment Pajeaud, La Fontaine et le Noyer Doré, qui font partie des secteurs identifiés dans l’organisation territoriale de la ville.

Quelques ouvertures annoncées

Le projet ne prévoit pas uniquement des fermetures. Certaines ouvertures de classes sont également mentionnées.

Une classe supplémentaire serait créée à l’école élémentaire Paul Bert. Par ailleurs, deux ouvertures sont envisagées à l’école Jean Zay : une en CP et une autre en élémentaire.

Ces évolutions restent toutefois limitées au regard du nombre de fermetures annoncées.

Suppression d’un poste pour les élèves allophones

Le projet prévoit également la suppression d’un poste UPE2A, dispositif destiné à accompagner les élèves allophones, c’est-à-dire les enfants dont la langue maternelle n’est pas le français.

Cette évolution concerne un accompagnement spécifique et peut avoir un impact sur les conditions d’accueil de certains élèves dans les écoles du territoire.

Un projet encore à l’étude

Une carte scolaire non définitive

Les éléments présentés à ce stade relèvent d’un projet de carte scolaire élaboré par la direction académique. Ils ne sont pas encore définitivement validés.

Ce calendrier s’explique notamment par le contexte administratif, les opérations de carte scolaire pouvant être ajustées avant leur adoption finale.

Les décisions définitives seront prises à l’issue des instances de concertation, notamment lors des réunions du Conseil départemental de l’Éducation nationale.

Un cadre départemental marqué par des suppressions de postes

À l’échelle des Hauts-de-Seine, le projet transmis prévoit 74 ouvertures de classes pour 175 fermetures. Le solde est donc négatif, avec une baisse du nombre total de classes dans le département.

Ce déséquilibre s’inscrit dans un contexte plus large de réduction des moyens dans l’Éducation nationale.

Selon les données communiquées par la Fédération syndicale unitaire, 1 891 postes d’enseignants seraient supprimés dans le premier degré au niveau national pour la rentrée 2026, ainsi que 1 365 postes dans le second degré.

Toutes les académies sont concernées, à l’exception de Mayotte et de la Guyane.

Des mobilisations annoncées dans le département

Un appel à la grève des enseignants

Dans ce contexte, plusieurs organisations syndicales, dont la FSU-SNUipp, ainsi que d’autres syndicats de l’éducation, appellent à une mobilisation.

Une journée de grève est annoncée pour le mardi 31 mars. Elle vise à exprimer des préoccupations liées aux conditions d’apprentissage des élèves et aux conditions de travail des personnels éducatifs.

Les organisations syndicales évoquent notamment un manque de moyens observé depuis plusieurs années dans les écoles.

Une mobilisation des parents d’élèves

De leur côté, des fédérations de parents d’élèves se mobilisent également. La FCPE des Hauts-de-Seine a diffusé un communiqué appelant à un rassemblement.

Celui-ci est prévu le jeudi 2 avril 2026, devant le Conseil départemental des Hauts-de-Seine à Nanterre, pendant la tenue du Conseil départemental de l’Éducation nationale.

La FCPE évoque les effets possibles des suppressions de postes sur le quotidien des élèves et sur l’organisation des classes.

Des actions locales encouragées

Au-delà de ce rassemblement départemental, la fédération invite les parents qui ne peuvent pas se déplacer à organiser des actions à l’échelle locale.

Plusieurs formes de mobilisation sont mentionnées dans leur communication : affichage sur les grilles des écoles, rassemblements devant les mairies ou les inspections, actions symboliques devant les établissements ou encore échanges avec les élus locaux.

Ces initiatives visent à rendre visibles les préoccupations liées à l’évolution des moyens dans les écoles.

Une justification liée à la démographie scolaire

Une baisse des effectifs avancée

L’administration justifie les fermetures de classes et les suppressions de postes par une baisse du nombre d’élèves.

Cette évolution démographique est régulièrement prise en compte dans l’élaboration des cartes scolaires, afin d’adapter le nombre de classes aux effectifs attendus.

Elle peut conduire à des fermetures lorsque le nombre d’élèves par niveau diminue.

Des lectures différentes selon les acteurs

Les organisations mobilisées proposent une autre lecture de cette situation. Elles estiment que la baisse des effectifs pourrait permettre d’améliorer certaines conditions d’apprentissage.

Parmi les éléments avancés figurent la réduction du nombre d’élèves par classe, l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ou encore les conditions de travail des équipes pédagogiques.

Ces points sont mis en avant dans les prises de parole publiques des organisations concernées.

Quels impacts pour les familles à Antony ?

Des ajustements dans l’organisation scolaire

Pour les familles antoniennes, les fermetures de classes peuvent entraîner des modifications dans l’organisation des écoles.

Cela peut concerner la répartition des élèves, les niveaux regroupés ou encore les effectifs par classe.

Une attention portée aux décisions finales

À ce stade, il s’agit d’un projet. Les décisions définitives seront connues après les instances officielles.

Les familles, les équipes éducatives et les acteurs locaux restent donc attentifs à l’évolution de ce dossier dans les prochaines semaines.

Les informations présentées ici s’appuient sur les communications des organisations concernées et sur les documents disponibles à ce jour.

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