L’ours de Berlin d’Antony revisité par le street art

L’ours de Berlin d’Antony revisité par le street art

Le numéro de février du journal municipal Vivre à Antony revient sur un symbole bien connu des habitantes et habitants du centre-ville. À l’occasion des soixante ans de jumelage entre Antony et Reinickendorf, l’ours de Berlin installé devant l’Hôtel de Ville d’Antony a fait l’objet d’une rénovation artistique.

Cette sculpture, offerte en 2019 par la commune partenaire allemande, a été redécorée par le street artiste Théo Lopez. L’intervention mêle les couleurs et motifs des drapeaux français et allemand, dans un esprit de continuité avec l’histoire du jumelage.

Un symbole visible du jumelage franco-allemand

Installé sur le parvis de l’hôtel de ville, l’ours de Berlin fait partie du paysage urbain d’Antony depuis plusieurs années. Sa présence rappelle le lien durable entre les deux territoires, entretenu depuis plusieurs décennies par des échanges institutionnels, culturels et associatifs.

Offerte en 2019, la sculpture avait été pensée comme un marqueur visible du partenariat entre les deux communes. La rénovation menée en 2025 s’inscrit dans la continuité de cette démarche, en redonnant une nouvelle lecture artistique à l’objet sans en modifier le sens.

Soixante ans de relations entre Antony et Reinickendorf

Le jumelage entre Antony et Reinickendorf est officialisé en 1966. Il est alors initié par Jean Tschiéret, conseiller municipal d’Antony, avec le soutien du maire Georges Suant. Cette décision s’inscrit dans un contexte européen marqué par la volonté de rapprochement entre les peuples, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis cette date, les relations entre les deux communes se sont construites dans la durée. Le jumelage repose sur des échanges réguliers et sur une reconnaissance mutuelle de l’histoire partagée entre la France et l’Allemagne.

Reinickendorf, un territoire berlinois marqué par l’histoire

Avec environ 250 000 habitantes et habitants, Reinickendorf constitue l’un des districts les plus étendus de Berlin. Le territoire se distingue par la présence de forêts, de lacs et de zones rurales, qui contrastent avec l’image plus dense du centre de la capitale allemande.

Ce district reste attaché à son passé commun avec la France, hérité de la période d’occupation et de coopération qui a suivi la guerre. Cette mémoire partagée explique l’importance accordée aux relations internationales locales, dont le jumelage avec Antony fait partie.

L’ours, un symbole ancien de Berlin

L’ours est associé à Berlin depuis des siècles. Il figure sur les armoiries et sur le drapeau de la ville, et constitue l’un des symboles les plus identifiables de la capitale allemande. Son apparition remonte à la fin du XIIIe siècle.

En 1280, l’ours apparaît sur le sceau de la ville. Deux ours y encadrent le blason orné de l’aigle des comtes de Brandebourg, alors au pouvoir dans la région. Le premier sceau vérifié date du 22 mars 1280 et se trouve sur une lettre de la guilde des fourreurs de Berlin. Les deux ours y sont représentés en armure, chacun avec une patte levée, un geste interprété comme un symbole d’indépendance.

Chaque année, le 22 mars, la journée de l’ours de Berlin est célébrée dans la ville, rappelant l’ancienneté et la permanence de ce symbole.

Une rénovation confiée à Théo Lopez

Pour marquer l’anniversaire du jumelage, la rénovation de l’ours a été confiée à Théo Lopez. L’artiste a utilisé la bombe aérosol, son outil de prédilection, pour redécorer la sculpture. Cette technique lui permet une grande rapidité d’exécution, une liberté dans l’orientation des projections de peinture et un travail sur les dégradés et les reliefs.

Le résultat associe les couleurs des drapeaux français et allemand dans une composition abstraite. L’intervention ne cherche pas à transformer la sculpture, mais à lui donner une nouvelle lecture visuelle, en lien avec l’histoire qu’elle représente.

Le parcours artistique de Théo Lopez

Théo Lopez présente sa première exposition personnelle en 2013, à l’âge de 24 ans. Elle est suivie de dix autres expositions organisées à Paris, Genève et Hong Kong. Son travail s’inscrit d’abord dans des thématiques tribales, avant d’évoluer progressivement vers l’abstraction.

Ses premières œuvres sont marquées par des motifs complexes. Sa recherche actuelle vise à distiller l’essence de la ligne, en s’appuyant sur des gestes spontanés. Ces courbes, d’abord aléatoires, sont ensuite transformées en formes géométriques structurées.

Une approche abstraite du réel

Artiste peintre et muraliste, Théo Lopez développe des représentations abstraites du réel. Il retravaille la matière, les lignes et les couleurs pour proposer une interprétation personnelle des formes.

Son processus créatif repose sur l’équilibre entre spontanéité et construction. La bombe aérosol occupe une place centrale dans son travail, en raison des possibilités qu’elle offre en matière de texture et de superposition.

L’art urbain comme forme d’expression

L’intervention de Théo Lopez s’inscrit dans le champ de l’art urbain, également appelé street art. Ce mouvement artistique et mode d’expression s’affirme à partir de la fin du XXe siècle.

À ses origines, l’art urbain se caractérise par des pratiques souvent illégales, subversives et éphémères. Il regroupe aujourd’hui l’ensemble des formes d’art réalisées dans l’espace public. Ces œuvres prennent en compte leur contexte de création, qu’elles interrogent, détournent ou transforment, en dialoguant avec le lieu et ses usages.

Les jumelages, une dynamique européenne de l’après-guerre

Les jumelages entre communes européennes apparaissent dans le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale. Dès les années 1950, le mouvement fédéraliste français La Fédération, fondé en 1944, défend l’idée d’un rapprochement des peuples européens à l’échelle locale.

Ces partenariats municipaux visent à favoriser la compréhension mutuelle et les échanges entre citoyennes et citoyens de différents pays. Le jumelage entre Antony et Reinickendorf s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en s’appuyant sur une histoire commune et sur des relations construites dans la durée.

La rénovation de l’ours de Berlin, visible devant l’hôtel de ville d’Antony, rappelle ainsi le rôle des symboles dans la transmission de cette mémoire partagée et dans l’ancrage local des relations franco-allemandes.

🔗 Pour en savoir plus : Voir le compte Instagram de Théo Lopez

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