Les Femmes dans la Résistance : une exposition à découvrir à Antony

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, la Ville d’Antony propose une exposition consacrée à l’histoire des femmes engagées dans la Résistance. Intitulée Les Femmes dans la Résistance, cette exposition est accueillie à l’Hôtel de Ville du 5 au 19 février, en accès libre.

Conçue et réalisée par la Fondation de la Résistance, elle s’inscrit dans une démarche de transmission historique et de mise en perspective du rôle des femmes durant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition s’adresse à un large public et peut être découverte librement aux horaires d’ouverture du bâtiment municipal.

Une exposition accessible au cœur d’Antony

Installée au sein de l’Hôtel de Ville d’Antony, l’exposition s’intègre dans un lieu familier des habitantes et habitants. Ce choix permet de rendre le contenu accessible à toutes et tous, sans condition d’âge ou de connaissance préalable sur la période abordée.

La présentation repose sur 13 panneaux pédagogiques, conçus pour offrir une lecture progressive et structurée. Chaque panneau aborde un aspect précis du contexte historique, des formes d’engagement ou des trajectoires individuelles, permettant une compréhension globale du rôle des femmes dans la Résistance.

Un projet porté par un réseau de partenaires

L’exposition Les Femmes dans la Résistance a été conçue avec le concours de nombreux partenaires. Musées, centres d’archives, associations, fondations et familles de résistants ont contribué à la constitution des contenus présentés.

Cette collaboration garantit une approche fondée sur des sources historiques identifiées et sur un travail de documentation approfondi. Elle s’inscrit dans la mission de la Fondation de la Résistance, qui œuvre à la diffusion des connaissances liées à la Seconde Guerre mondiale et à la Résistance intérieure française.

Une exposition à vocation pédagogique

Pensée à l’origine pour être présentée dans différents contextes, l’exposition peut être accueillie dans des établissements scolaires, des musées, des lieux culturels ou des centres de documentation. Sa présentation à Antony s’inscrit dans cette logique de diffusion large et de sensibilisation du public.

Les textes sont rédigés dans un langage accessible, tout en s’appuyant sur une rigueur historique constante. Les panneaux proposent des repères chronologiques, des éléments de contexte et des exemples concrets d’engagement féminin dans la Résistance.

Le contexte historique de l’Occupation

Les premiers panneaux de l’exposition reviennent sur les événements majeurs qui marquent la France à partir de 1940. La défaite militaire, l’Occupation allemande et la mise en place du régime de Vichy constituent le cadre dans lequel évoluent les femmes présentées dans l’exposition.

Ces éléments permettent de comprendre les contraintes imposées à la société française, ainsi que les transformations de la vie quotidienne. L’exposition explique comment ces conditions influencent la place des femmes et les formes d’engagement possibles durant cette période.

Être une femme dans la France occupée

Un des axes de l’exposition est consacré à la condition féminine sous l’Occupation. Les panneaux rappellent les normes sociales, politiques et juridiques en vigueur dans la France de Vichy, ainsi que les restrictions spécifiques qui pèsent sur les femmes.

Ce rappel du contexte permet de mesurer les difficultés rencontrées par celles qui s’engagent dans la Résistance, souvent en parallèle de responsabilités familiales et professionnelles. Il met en lumière les marges de manœuvre existantes, mais aussi les risques encourus.

Les premières formes de Résistance

L’exposition retrace ensuite la naissance de la Résistance intérieure, depuis les initiatives isolées jusqu’à l’unification progressive des mouvements. Les femmes y occupent une place significative, notamment dans les organisations pionnières.

Les panneaux expliquent comment certaines femmes participent dès les débuts à la diffusion de tracts, à la collecte d’informations ou à la mise en place de réseaux. Leur rôle, parfois discret, s’avère déterminant dans le fonctionnement de ces structures clandestines.

Des engagements variés et complémentaires

L’exposition détaille les différentes tâches exercées par les femmes au sein de la Résistance. Parmi celles-ci figurent le rôle d’agentes de liaison, chargées de transmettre messages et documents, souvent au péril de leur sécurité.

D’autres femmes assurent des fonctions d’intendance, indispensables à la logistique des groupes résistants. L’aide apportée aux maquisards, qu’il s’agisse de ravitaillement, d’hébergement ou de soins, est également abordée de manière précise.

Les filières de sauvetage et l’action clandestine

Certains panneaux sont consacrés à la participation des femmes aux filières de sauvetage. Ces réseaux permettent de cacher, protéger ou faire évader des personnes menacées, notamment des résistants, des prisonniers ou des populations persécutées.

L’exposition montre comment ces actions s’organisent dans la clandestinité, en s’appuyant sur des solidarités locales et des engagements individuels souvent peu visibles dans les récits historiques traditionnels.

Des parcours de femmes engagées

Une partie importante de l’exposition est consacrée à des trajectoires individuelles. Ces portraits permettent d’incarner l’histoire de la Résistance féminine à travers des parcours variés, aux responsabilités et aux contextes différents.

Parmi les figures présentées figurent Lucie Aubrac, cofondatrice du mouvement Libération-Sud et responsable de groupe franc, et Marie-Madeleine Fourcade, à la tête d’un réseau de renseignement.

Déportation et engagement jusqu’au bout

L’exposition évoque également le sort de femmes résistantes déportées dans les camps de concentration. Les parcours de Germaine Tillion et de Geneviève de Gaulle-Anthonioz illustrent cette réalité.

Ces témoignages rappellent la répression exercée par l’occupant et les conséquences durables de l’engagement résistant. Ils soulignent aussi la continuité des combats menés par certaines de ces femmes après la guerre, notamment dans le champ social.

Des femmes au cœur des organisations résistantes

D’autres portraits mettent en lumière des femmes impliquées dans la structuration des mouvements résistants. L’exposition présente notamment Cristina Boïco, fondatrice d’un service de renseignements, et Janine Carlotti, secrétaire du chef du mouvement Franc-Tireur.

Ces parcours montrent la diversité des responsabilités assumées par les femmes et leur rôle dans l’organisation interne des réseaux clandestins.

L’engagement armé

L’exposition aborde enfin la participation de certaines femmes à la lutte armée. Les exemples de Jeanne Bohec et de Simone Segouin illustrent cet engagement direct dans les combats de la Libération.

Ces panneaux permettent de dépasser certaines représentations réductrices et de rappeler que les femmes ont également pris part aux actions militaires lorsque les circonstances l’exigeaient.

Une relecture de la place des femmes dans la Résistance

Le dernier panneau de l’exposition invite à une réévaluation de la place des femmes dans l’histoire de la Résistance. Il propose une synthèse des éléments abordés et souligne la nécessité de prendre en compte ces engagements dans la mémoire collective.

Présentée à Antony, cette exposition offre ainsi un éclairage structuré et accessible sur une dimension longtemps sous-représentée de l’histoire contemporaine. Elle s’inscrit dans une programmation culturelle locale attentive aux enjeux de transmission et de mémoire.

📍 Lieu : Hotel de ville

🔗 Pour en savoir plus : Voir sur le site de la Mairie

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