Antony se mobilise contre l’extrême-droite samedi 6 juin

Samedi 6 juin, une marche contre l’extrême-droite traversera le centre d’Antony. Le rassemblement partira à 11 h de la place du Marché, Patrick Devedjian. Il réunit des partis de gauche, des syndicats et des associations du territoire. Les organisateurs appellent les habitant·es d’Antony et des communes voisines à les rejoindre. Cette mobilisation fait suite au rassemblement néofasciste tenu le 9 mai près du parc de la Noisette, à la limite d’Antony et de Verrières-le-Buisson. Les organisations à l’origine de l’appel entendent rappeler leur opposition aux groupes d’ultradroite et réclamer une réaction des pouvoirs publics locaux.

Une marche contre l’extrême droite samedi 6 juin à Antony

La marche réunit des partis, des syndicats et des associations du territoire. Tous appellent à une mobilisation commune dans le centre d’Antony. Ce rendez-vous se présente comme une réponse citoyenne à la présence de l’ultradroite dans le secteur.

Un rassemblement pacifique et ouvert à toutes et tous

Les organisateurs présentent la marche comme un événement pacifique. Ils l’ouvrent à l’ensemble des habitant·es, sans condition d’appartenance.

Le rendez-vous se tient en centre-ville, dans un lieu de passage habituel pour les Antonien·nes. Le choix du centre vise à donner de la visibilité à la mobilisation.

Une coalition d’organisations politiques, syndicales et associatives

L’appel est porté par plusieurs forces locales. On y trouve le collectif Antony Terre Citoyenne, Les Écologistes, Génération.s, La France insoumise, le Parti communiste français, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche.

Des organisations syndicales et associatives s’y joignent : la CGT, la CFDT des Hauts-de-Seine, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme et SOS Racisme.

Les organisateurs invitent citoyennes et citoyens, syndicats, associations et collectifs antifascistes à se mobiliser ensemble.

Au sein de l’opposition municipale de gauche, le groupe Antony en Partage (issu de Place publique, formation de Raphaël Glucksmann) nous indique que l’appel a été diffusé auprès de leurs sympathisants et que plusieurs d’entre eux ont prévu de participer au rassemblement.

Ce qui a déclenché la mobilisation

La marche répond à un événement survenu un mois plus tôt. Le 9 mai, un rassemblement de l’ultradroite s’est déroulé aux portes d’Antony. Notre rédaction l’avait documenté dans un précédent article.

Le rassemblement néofasciste du 9 mai au parc de la Noisette

Le samedi 9 mai, plus de 500 militants néofascistes se sont retrouvés au Parc de la Noisette, à la lisière d’Antony et de Verrières-le-Buisson.

Un concert s’est tenu en soirée dans une salle de la zone d’activité des Petits Ruisseaux à Verrières . Le rassemblement s’est ensuite poursuivi au parc de la Noisette, avec flambeaux et slogans.

Selon les informations rapportées par le média indépendant StreetPress, une partie des participants aurait effectué des saluts nazis. Vous pouvez retrouver le détail des faits dans notre article consacré à ce rassemblement.

Une interdiction parisienne confirmée par le Conseil d’État

Ce rendez-vous de l’ultradroite devait d’abord se tenir à Paris. La préfecture de police l’avait interdit le 5 mai.

L’interdiction a ensuite été confirmée par le tribunal administratif, puis par le Conseil d’État. Les militants se sont alors repliés en banlieue sud.

La justice a fondé sa décision sur les incidents de l’édition précédente, marquée par des saluts nazis. Le bilan parisien du week-end fait état de plusieurs dizaines d’interpellations, selon la préfecture de police.

Les reproches adressés par les organisateurs

Au-delà du rassemblement lui-même, les organisateurs visent la réponse des autorités. Ils estiment que l’inaction a laissé les militants défiler sans entrave. Ces accusations émanent des organisations qui appellent à la marche.

Le silence public de la municipalité d’Antony pointé du doigt

Les organisateurs reprochent à la municipalité d’Antony son absence de réaction publique. Le maire de Verrières-le-Buisson avait, lui, condamné le rassemblement sur les réseaux sociaux.

Côté antonien, aucune déclaration publique n’a été diffusée dans les jours suivant les faits. Selon nos informations, la maire a condamné ce rassemblement illégal lors d’un échange de courriels avec des conseillers municipaux de l’opposition, sans toutefois s’exprimer publiquement.

L’opposition municipale attendait, de son côté, une prise de position officielle de la commune.

Une inaction policière dénoncée

Les organisateurs dénoncent aussi l’absence d’intervention des forces de l’ordre. Selon des témoignages de riverains rapportés par la presse, des appels au commissariat seraient restés sans suite.

Aucune patrouille ne se serait déplacée pendant la soirée. Pour les organisations qui appellent à la marche, cette situation banaliserait des actes graves.

Le collectif Antony Terre Citoyenne indique par ailleurs avoir observé la multiplication, ces dernières années, de tags à caractère raciste, antisémite et islamophobe sur le territoire communal.

Le sens donné à ce rendez-vous citoyen

Les organisateurs présentent la marche comme un acte de vigilance. Ils refusent que l’espace public serve de cadre à des rassemblements d’extrême-droite. Leur mot d’ordre tient en une phrase : ces rassemblements n’ont leur place ni à Antony, ni à Verrières, ni ailleurs.

Reprendre l’espace public

Pour les organisations mobilisées, la marche vise à réoccuper la rue. Elles appellent à une participation large, au-delà des appartenances.

Le rassemblement se veut ouvert aux familles, aux étudiant·es comme aux retraité·es. L’objectif affiché est de rendre visible une opposition locale aux idées d’extrême-droite.

Informations pratiques pour participer

La marche débute samedi 6 juin à 11 h. Le départ a lieu place du Marché – Patrick Devedjian, à Antony.

Le centre-ville est accessible par la gare RER B Antony, en bus, ou à pied et en vélo depuis les quartiers voisins. Les organisateurs n’ont pas précisé la durée ni le parcours exact.

Cette mobilisation prolonge un débat ouvert depuis le 9 mai à Antony et à Verrières-le-Buisson. Elle pose la question de la réponse des collectivités face aux rassemblements d’ultradroite.

back to top