La Ville d’Antony organise une cérémonie de commémoration le jeudi 16 juillet 2026 à 19 h, place de l’Hôtel-de-Ville, en mémoire des victimes des crimes racistes et des persécutions antisémites, pour marquer le 84e anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver. Le rassemblement débute à 18 h 50. Présidée par Aude Nodé-Langlois, maire d’Antony, la cérémonie se tiendra en présence d’Emmanuel Yborra, sous-préfet d’Antony et de Boulogne-Billancourt, de Christophe Mongardien, député de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, ainsi que des élus, des représentants des associations patriotiques et mémorielles et de la communauté juive d’Antony. Ce temps de recueillement rend hommage aux victimes des crimes racistes et des persécutions antisémites. Il rappelle une page sombre de l’histoire française et la nécessité d’en transmettre la mémoire, alors que les actes antisémites restent nombreux dans le pays.
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Une cérémonie de recueillement jeudi 16 juillet
Le rassemblement est fixé à 18 h 50 sur la place de l’Hôtel-de-Ville. La cérémonie débute à 19 h, devant le Monument aux morts et la stèle érigée à la mémoire des victimes antoniennes de la Shoah. Au programme : des allocutions officielles, puis des dépôts de gerbes en mémoire des victimes des crimes racistes et des persécutions antisémites.
La Ville invite les Antoniennes et les Antoniens à venir nombreux pour ce moment de mémoire et de transmission. Le lieu, en plein centre-ville, se rejoint facilement à pied ou en transports, la gare RER B d’Antony se trouvant à quelques minutes. Un rendez-vous simple, ouvert à toutes les générations, pour se souvenir ensemble.
La rafle du Vél d’Hiv, 84 ans après
Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, le gouvernement de Vichy lançait la rafle dite du « Vél d’Hiv ». Près de 13 000 hommes, femmes et enfants juifs sont arrêtés par la police française et enfermés dans le Vélodrome d’Hiver, à Paris. La plupart seront déportés vers le camp d’Auschwitz-Birkenau, puis exterminés. Au total, 13 152 personnes sont arrêtées durant l’opération, dont un tiers d’enfants. C’est la plus grande rafle visant les Juifs de France de toute la Seconde Guerre mondiale.
En juillet 1942, la France de Vichy mène une politique de collaboration et la persécution des Juifs s’intensifie. Depuis le mois de juin, toute personne juive de plus de 6 ans doit porter l’étoile jaune. Quand les autorités nazies veulent étendre la « Solution finale » à l’Europe de l’Ouest, le chef du gouvernement Pierre Laval et son secrétaire général à la police René Bousquet acceptent de livrer des milliers de Juifs étrangers. Les 16 et 17 juillet, plus de 4 500 policiers sont mobilisés et des dizaines d’autobus réquisitionnés. Les arrestations se poursuivent jusqu’au 20 juillet.
De la mémoire, au fil des présidences
La reconnaissance de la responsabilité française s’est construite lentement. En 1992, François Mitterrand devient le premier président à assister à des commémorations du Vél d’Hiv ; une journée commémorative est décrétée l’année suivante. Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac reconnaît officiellement la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs, un tournant dans le récit historique national. Depuis la loi du 10 juillet 2000, cette date porte le nom de « Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France ». Le dossier consacré à cette mémoire est consultable sur vie-publique.fr.
Un antisémitisme qui appelle à la vigilance
Commémorer n’est pas seulement se tourner vers le passé. En France, les actes antisémites restent nombreux et la communauté juive demeure la plus visée par les actes antireligieux, selon le ministère de l’Intérieur. D’après les derniers chiffres disponibles, on recensait 1 570 actes antisémites ayant donné lieu à un dépôt de plainte en 2024, après 1 676 en 2023. Près des deux tiers sont des atteintes aux personnes. Le milieu scolaire et universitaire n’est pas épargné : 1 670 faits antisémites y ont été relevés sur l’année 2023-2024, contre 400 l’année précédente. Internet et les réseaux sociaux amplifient cette hostilité, et la France reste le pays d’Europe où la population juive est la plus exposée.
Face à ce constat, le rapport des Assises de lutte contre l’antisémitisme, remis au gouvernement le 28 avril 2025, dresse un tableau que ses auteurs jugent alarmant. Il propose une nouvelle stratégie autour de trois axes : éduquer les jeunes et former les enseignants et les agents publics ; mieux mesurer l’antisémitisme, notamment à l’aide de la définition de l’IHRA ; sanctionner les actes et protéger les victimes, en adaptant la réponse pénale aux nouvelles formes de haine, en ligne comme à l’école.
Se souvenir, se former, transmettre
Depuis Antony, chacun peut prolonger cette démarche. À Paris, le Mémorial de la Shoah mène un travail de recherche, de documentation et de pédagogie, et propose un musée ainsi que des activités culturelles ouvertes au public. On y accède aisément en transports en commun.
Quatre-vingt-quatre ans après le Vél d’Hiv, la question reste posée à chaque génération : comment transmettre, pour ne pas oublier ?
📅 Date : 16 juillet 2026 à 19:00
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📍 Lieu : Place de l'Hôtel-de-Ville
🔗 Pour en savoir plus : Annonce sur le site de la mairie






